Qu’est-ce que l’IFCIC ?
- Banque (établissement de crédit agréé), constituée sous forme de société de droit privé dont le capital est détenu à 51% par le privé (banques) et à 49% par l’État (directement et indirectement : BPI France, Caisse des dépôts et consignations…).
- Assurant une mission d’intérêt général : faciliter l’accès au crédit des industries culturelles, car :
- elles ont des modèles économiques spécifiques et peu de fonds propres ;
- le paysage bancaire leur est inadapté : peu de prise de risque, caractère très automatique de l’examen des dossiers (les banquiers entrent la liasse fiscale sur le système informatique et le montant de prêt acceptable est déterminé).
- Dotée par le ministère de la Culture et de la Communication.
- Comptant 20 personnes, dont une équipe dédiée à la presse de 3 personnes.
- 2 outils :
- la garantie des prêts bancaires ;
- l’avance remboursable, c’est-à-dire le prêt.
- L’IFCIC s’appuie, pour étudier les dossiers, sur des experts (institutionnels (DGMIC), syndicats professionnels, banquiers, experts indépendants).
Le fonds de garantie : l’IFCIC facilite l’obtention de prêts auprès des banques
L’IFCIC dispose de plusieurs fonds de garantie, dont le fonds “Industries culturelles” accessible à la presse.
Objectif : non pas se substituer au prêt bancaire, mais le faciliter en limitant la prise de risque de la banque.
Modalités :
- L’IFCIC offre à la banque qui accorde le prêt une garantie sur 50% à 70% du montant du crédit.
- Le bénéficiaire en est la banque (la banque paie l’IFCIC pour cela, à hauteur de 1% par an sur la quote-part du prêt garantie), pas l’éditeur de presse.
- Cela permet de faciliter l’obtention du prêt par l’éditeur et de limiter les cautions personnelles susceptibles d’être demandées par la banque (limitation à 30% du montant du crédit si garantie à 70%).
Éditeurs concernés :
- Critère d’éligibilité : le périmètre est maintenant aligné sur celui du Fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP) :
- SPEL d’information politique et générale (IPG)
- SPEL consacrés pour une large part à l’information politique et générale (statut 39bisA)
- SPEL qui développent l’information professionnelle
- SPEL qui favorisent l’accès au savoir et à la formation, la diffusion de la pensée, du débat d’idées, de la culture générale et de la recherche scientifique
- publications papier d’information politique et générale (IPG)
- Stade de la vie de l’entreprise : souvent, demande de 3 ans d’existence (3 bilans), donc peu adapté aux entreprises en création (pour lesquelles le FAREP est plus adapté).
Niveau de la garantie :
- 50% du montant du crédit, dans la limite d’une part en risque de l’IFCIC de 1 m€ (par exemple : garantie de 50% d’un crédit de 2 m€, ou garantie de 25% d’un crédit de 4m€).
- 70% du crédit, dans la limite d’une part en risque de l’IFCIC de 105 k€ (ce qui correspond à un crédit d’un montant total de 150 k€).
Prêts concernés :
- Tous types d’objet et de type de crédits.
- Pour financer le développement de façon pérenne (pas les découverts, pas les à-coups de trésorerie).
Banques concernées :
- L’ensemble des banques (avec certaines, l’IFCIC a des conventions-cadres), l’IFCIC ne privilégie aucun réseau.
- L’IFCIC peut aider les éditeurs de presse à identifier dans chaque réseau les interlocuteurs adaptés (car ceux qui ne connaissent pas le secteur s’auto-censurent sur la prise de risque).
Rôle de l’IFCIC : outre la garantie elle-même, l’IFCIC apporte son expertise dans le domaine du prêt aux entreprises de presse :
- permet de rassurer les banques, par son expertise et par sa capacité à échanger “entre banques” pour aborder les vrais sujets et mieux convaincre ;
- permet à l’éditeur de presse d’arriver auprès de la banque avec un dossier crédible : déjà travaillé avec les experts de l’IFCIC et sollicités par l’IFCIC, et accompagné d’un “discours” auprès de la banque travaillé ensemble.
Mode d’emploi pour les éditeurs :
- Avant d’aller voir la banque : aller voir l’IFCIC, pour bien préparer le dossier et le dialogue avec la banque. L’IFCIC donne un avis sur la manière dont aurait réagi une banque. Cette étape est essentielle, arriver avec une recommandation de l’IFCIC auprès du banquier est un argument de taille.
- Puis aller voir la banque pour solliciter le prêt et conduire la négociation commerciale : le taux d’intérêt sera défini par la banque (dépend du niveau de garantie). Un prêt moyen pour un développement à l’international, l’embauche de salariés dure de 3 à 5 ans, mais pour un souci de trésorerie, il peut durer 18 mois par exemple.
- Possible prise de contact de l’IFCIC directement avec la banque, notamment dans le cas d’une impasse.
- La banque fait auprès de l’IFCIC un dossier de demande de garantie.
- L’IFCIC répond après étude, comité d’experts et comité d’engagement qui prend la décision (instruction rapide, avec réunions toutes les 3 semaines environ).
Le fonds d’avances remboursables aux entreprises de presse (FAREP) : l’IFCIC prête en direct
Objectif : prêter directement aux éditeurs (ce fonds peut intervenir seul, mais l’IFCIC incite à compléter ce prêt avec un prêt bancaire privé, en travaillant sur la répartition de l’effort entre l’IFCIC et les banques).
Éditeurs concernés :
-
Critère d’éligibilité : le périmètre est maintenant aligné sur celui du Fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP) :
- SPEL d’information politique et générale (IPG)
- SPEL consacrés pour une large part à l’information politique et générale (statut 39bisA)
- SPEL qui développent l’information professionnelle
- SPEL qui favorisent l’accès au savoir et à la formation, la diffusion de la pensée, du débat d’idées, de la culture générale et de la recherche scientifique
- publications papier d’information politique et générale (IPG)
-
Stade de la vie de l’entreprise : auparavant réservé aux entreprises en création (entreprise de moins de 3 ans) ou transmission (rachat de société ou de fonds de commerce), le FAREP est désormais ouvert aux entreprises en développement (de plus de 3 ans).
Besoins de financements concernés :
- Sont éligibles l’ensemble des dépenses : BFR lié au démarrage ou à la relance de l’activité, prise de locaux, embauche de personnel, investissements techniques, dépenses marketing, constitution du stock éditorial…
- Conseil : ne pas sous-estimer son besoin de financement.
Caractéristiques du prêt :
- Montant : 200 k€ maximum par entreprise.
- Prêt participatif (en cas de problème : est remboursé après les créanciers classiques, mais avant les actionnaires).
- L’IFCIC ne prend aucune garantie, ne demande aucune caution personnelle.
- Taux : deux taux qui s’ajoutent :
- partie fixe : 4% par an ;
- partie variable : n’intervient que si l’éditeur atteint la rentabilité, avec une indexation sur l’évolution du chiffre d’affaires (le total des deux taux atteint 10% maximum) ;
- c’est un taux effectif global (tout compris).
- Durée : assez longue (souvent 4 à 7 ans).
- Modalités souples : par exemple possibilité, sur un prêt de 7 ans, d’avoir 2 ans de franchise de remboursement.
Exigences :
- Business plan.
- Cohérence entre les prévisionnels d’activité et les moyens mis en œuvre pour créer du chiffre d’affaires.
- Cas des fonds propres négatifs : souvent rédhibitoire, sauf si équilibrés par comptes courants d’associés (dans ce cas, l’IFCIC demande à ce qu’ils soient bloqués).
Mode d’emploi pour les éditeurs :
- Remplir dossier (formulaire disponible en ligne).
- Prévoir notamment :
- présentation détaillée du projet (historique, ligne éditoriale, clientèle visée, monétisation, abonnement, politique marketing, distribution…) ;
- évaluation et motivation du besoin de financement ;
- prévisionnel d’activité.
- Prise de rendez-vous et travail sur le dossier : échanges approfondis avec l’IFCIC.
- L’IFCIC instruit le dossier avec l’aide d’experts. Délais rapides : le comité d’engagement se réunit au fil de l’eau ; une fois qu’il donne son accord, la convention d’accord avec l’entreprise est signée dans la foulée et les fonds arrivent sous une semaine.
Articulation des deux outils
Volonté de l’IFCIC : intervenir avec les deux outils ci-dessus, en les combinant.
Il est possible de commencer par un dossier de demande du FAREP, puis de s’en servir pour aller voir une banque plus tard pour lui demander un prêt (lui-même garanti par l’IFCIC).