Aides à la presse : alerte rouge ?

Dans un rapport publié début février, la Cour des comptes sonne de nouveau le signal d’alarme sur les aides à la presse. Elle y dresse un constat sévère de la situation du secteur malgré les différents dispositifs de soutien public, et s’interrogeant sur la pertinence et l’efficience de l’action de l’Etat. 

Le Spiil, qui n’a de cesse depuis 2009, d’appeler à une réforme des aides à la presse, accueille très favorablement les recommandations formulées par la rue Cambon. À l’occasion de la publication de son dernier panorama des aides à la presse, il avait lui aussi alerté sur l’alarmant statu quo des dispositifs alors que le secteur a connu une révolution.

Le numérique a profondément bouleversé les modes de production, de diffusion et de consommation de l’information. Cependant, l’énorme majorité du soutien au secteur reste pensé comme un soutien à la filière industrielle du papier. Malgré un premier appel de la Cour des comptes en 2013 à une “rénovation approfondie des aides à la presse”, l’Etat a peu revu sa copie.

Dans ce cadre et sur la base des principes et des constats partagés, le Spiil publiera dans les prochaines semaines des analyses plus détaillées de certaines recommandations du rapport de la Cour des comptes :

  • la transparence des aides à la presse et la mise en place d’indicateurs de performance sur le pluralisme de l’information, seule justification du soutien public au secteur
  • la réforme des aides à la presse (leur périmètre, le nécessaire principe de neutralité des supports sur lequel devrait reposer chacun des dispositifs, la mise en place d’une aide à l’exemplaire…)
  • la responsabilité des éditeurs de presse dans l’éducation aux médias et leur participation à la formation de l’esprit critique des plus jeunes.

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