Le Spiil a été informé que le directeur de la publication de StreetPress faisait l’objet d’une convocation de la part de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) en raison du refus d’une journaliste de la rédaction de communiquer ses sources aux autorités policières à la suite d’un article révélant le cas d’un policier vendant des stupéfiants.
Le Spiil juge cette convocation particulièrement inquiétante et contraire à la liberté d’informer, alors qu’il s’agit de l’un des fondements de la démocratie française.
Le Spiil rappelle que la protection des sources est garantie par la loi du 29 juillet 1881 et qu’un journaliste « a le droit de refuser toute pression, de refuser de divulguer ses sources ». La protection des sources ne peut, en aucun cas, être remise en cause. La Cour européenne des droits de l’Homme considère ce droit comme une « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse ».
Le Spiil apporte son soutien à StreetPress. Il invite les autorités policières à mettre fin aux intimidations contre les journalistes et à se conformer aux dispositions prévues par la loi du 29 juillet 1881 concernant la protection des sources.
]