Le Spiil demande que toute la lumière soit faite sur les commanditaires d’une note interne d’un département, destinée à nuire à un média local

Le Spiil apporte son soutien à son adhérent Oise Hebdo, à la suite de la révélation d’une note émanant d’une collaboratrice de la présidente du Conseil départemental de l’Oise pour nuire au journal, et demande que toute la lumière soit faite.

 

C’est avec stupeur et indignation que le Spiil a pris connaissance de l’existence d’une note rédigée par une ancienne chargée des relations presse rattachée au cabinet de la présidente du conseil départemental de l’Oise pour nuire à son adhérent Oise Hebdo. 

Cette note, révélée par le journal, suggérait ainsi de racheter sa marque déposée à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), car elle avait expiré, ainsi que le nom de domaine de son site Internet. Le conseil départemental a reconnu l’existence de ce document dans un communiqué de presse envoyé au Courrier Picard et au site web Actu Oise, mais déclare qu’il « a été entièrement élaboré » par la collaboratrice licenciée en janvier 2025, n’a pas été validé par la hiérarchie et qu’« il n’a jamais été envisagé de mettre en œuvre la moindre mesure proposée par ce document ».

L’autrice de la note a pourtant assuré à Oise Hebdo qu’elle avait « été missionnée pour faire tomber le journal ». Si ce fait était établi, et ainsi démontré que cette démarche a été soutenue par l’exécutif local, le conseil départemental se serait rendu coupable d’une violation inadmissible de la liberté de la presse. Une nouvelle ligne rouge alors qu’Oise Hebdo a déjà été banni des conférences de presse et s’est vu supprimer tout investissement publicitaire de la part de la collectivité. 

Cette tentative d’élimination d’un journal indépendant par une collectivité locale serait particulièrement préoccupante, alors que les procédures bâillon des élus envers les médias locaux, via des attaques en diffamation qui ne vont souvent pas jusqu’à leur terme, mais mettent les médias en grande difficulté économique, sont déjà trop fréquentes. Le Spiil réclame que toute la lumière soit faite sur la commande de cette note, et s’inquiète de l’affaiblissement continu du pluralisme de la presse locale. Selon le ministère de la Culture, plus d’une centaine de titres régionaux ont disparu entre 1946 et 2022. 

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